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février 2017

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Hello,

aujourd’hui, l’inspirante et déterminée Anne Sophie, 44 ans, entrepreneure et fondatrice de Cancer @ Work, en rémission d’un K du sein, nous montre encore une fois combien on peut transformer l’épreuve en un atout positif, et résume une nouvelle fois ce qu’est la résilience .

Très investie dans l’accompagnement des fighteurs dans leur retour au travail elle nous livre avec un franc parlé très positif son histoire de warrior, mais surtout son engagement sincère aujourd’hui pour accompagner les autres. Encore une belle wonder woman !

Très belle découverte.

Commençons:

Qui es tu ?

Prénom: Anne-Sophie

Age : 44 ans

Profession: Entrepreuneure

Ou vis tu : en région parisienne

Pourquoi acceptes tu de partager ton histoire aujourd’hui ?

Ma parole sur Mister K a toujours été libre. Quand j’ai appris que j’avais un cancer, en 2011, je ne me suis pas posée la question de savoir si je devais en parler ou pas. Pour moi, c’était évident. J’ai donc d’emblée partagé mon histoire. J’ai été ensuite étonnée quand j’ai recontré d’autres K fighteurs que la 1ère question qu’ils me posent soit “est-ce que je dois en parler ? ”.

Je trouve important de libérer la parole et formidable que tu nous donnes l’occasion de le faire d’une manière agréable et utile! Merci Charlotte.

  

Quelles sont tes qualités (en quelques mots) ?

On dit souvent de moi que je suis positive, pragmatique et déterminée.

Je crois aussi que je suis créative et organisée.

Et comme beaucoup, je peux avoir les défauts de mes qualités J

 

Quelles sont tes passions (en quelques mots) ?

J’en ai plusieurs :

D’abord ma famille et mes amis. Mon mari Maxime et nos enfants, Margaux, Nicolas et Charlotte, qui avaient respectivement 10, 8 et 6 ans quand Mister K est arrivé.

Ensuite, la cuisine et les voyages qui invitent à de nombreux moments de partage et de convivialité. Ils nous arrivent souvent d’associer l’un et l’autre.

Et…le travail! Et oui, j’aime mon job et j’aime travailler. Le travail a été un soutien précieux pendant les traitements et j’ai décidé de faire de Mister K un atout gagnant au plan professionnel et d’aider les autres à en faire autant. Je suis convaincue que nous développons des qualités et des compétences quand nous sommes confrontés à Mister K : courage, humanité, pugnacité, solidarité, gestion des priorités, créativité… Elles sont précieuses et utiles dans la vie professionnelle. Tu en sais quelque chose je crois.

 

Quel K (quel cancer -grade si tu le souhaites / stade idem) :

Réponse :

J’ai eu un cancer du sein, carcinome canalaire infiltrant “gros mais qui ne va pas vite” (je fais l’impasse sur les termes techniques).

 

Quand a t il été découvert ? Quel age avais tu ?

Réponse :

A 39 ans.

 

Dans quelles circonstances a t il été découvert ?

Je l’ai découvert par hasard en m’appliquant du lait sur le corps, le 7 mars 2011. J’ai dû sentir que quelque chose d’anormal se passait car j’ai pris RV le jour même pour une mammographie et le verdict est immédiatement tombé. Les images étaient classées en ACR5 avec une probabilité de 95% pour que cela soit un cancer.

 

Si tu es en cours de traitement, ou en rémission (depuis combien de temps ?)

C’est une question difficile finalement. Quand se terminent vraiment les traitements? Leur impact se prolonge longtemps… A partir de quand est-on en rémission? Est-on un jour guéri(e)? Au plan physique, psychologique?

Quels traitement as tu eu ?

En 2011, Chimio (3) – mastectomie – rechimio (12) – radio (35) puis hormono (très difficile à supporter et un vrai sujet quand on reprend le travail) – Début 2013, une reconstruction par DIEP puis j’ai eu besoin de faire une pause. Je te réponds depuis la salle d’attente de l’hôpital où je suis en visite de suivi après qu’on ait terminé la reconstruction il y a 4 semaines (symétrisation et mamelon).

Peux tu nous résumer ton histoire de (K fighteur)?

Quand Mister K est arrivé, nous avons décidé avec Maxime et les enfants que nous allions en tirer tout le bénéfice possible. Par exemple, quand j’ai dû m’arrêter de travailler quelques mois, on s’est dit avec les enfants que c’était super chouette d’avoir une maman à la maison. Quand on a appris que nous ne pourrions pas partir longtemps en vacances car j’avais une chimiothérapie chaque semaine, nous avons décidé que c’était l’occasion de profiter d’un Paris déserté au mois d’août et de jouer les touristes, chez nous. Je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de prendre soin de moi, de me chouchouter. Et quand est venu le temps de reprendre le travail, j’ai décidé de mettre mes 15 ans de competences pro au service des autres Kfighteurs. Une manière de prendre le dessus sur Mister K et d’être utile (enfin j’espère!).

Quelles astuces en lien direct avec le K as tu envie de partager

(ton feeling avec médecin, tes bons plans d’organisation traitement, tout ce qui te semble utile ;)) ?  

1/ chimio : (ex: tes astuces, le casque, tes affinités avec les infirmières):

Y aller avec une copine ou emporter de quoi s’occuper. C’est long…

 

Comment vivais tu la veille, le jour meme, les jours d’après chimio ?

et quelles étaient tes astuces ?

La veille, je profitais au maximum d’un estomac en forme et je me faisais très plaisir autour d’une bonne table. Je savais qu’une parenthèse d’environ une semaine allait s’ouvrir. Le soir même et le lendemain : Rideau. J’étais clouée au lit pendant plusieurs jours et je prenais mon mal en patience. Le seul “plus” : ma mamounette venue prendre le relai qui me faisait tout ce que j’aimais petite. C’était mes semaines “régressives”.

  

2/ hopital: (ex: contact avec infirmières / doc / aides soignants):

Tous les soignants que j’ai rencontré ont été formidables. Il font un métier qui n’est pas simple et je me suis souvent demandée si on s’occupait bien d’eux (leur employeur) pour qu’ils puissent aussi bien s’occuper de nous.

 

3/ medicine “parallèle”, si tu as a fait (quelles disciplines, quels furent leurs bienfaits):

Je n’en ai pas utilisé beaucoup pendant les traitements mais j’en ai découvert depuis et qui m’aident beaucoup dans ma vie actuelle et notamment les huiles essentielles (grâce à ma belle-soeur Sonia qui s’installe prochainement au Mans : avis aux amateurs!). Dans tous les cas, il faut prendre l’avis d’un médecin.

Que faisais tu pour te changer les idées / te vider la tête (avant chimio , operation & co) ?

Je faisais la fête! Avec tous les gens que j’aime. Dès que j’avais suffisamment d’énergie.

J’ai aussi fait de longues siestes; j’étais vraiment fatiguée. J’essayai d’être en forme pour la sortie d’école et pour pouvoir m’occuper de mes enfants. Ce qui me portrait c’était un besoin viscéral de voir grandir mes enfants.

Quelles astuces pratico-pratiques “bien être / beauté” peux tu nous conseiller ?

1/ beauté: tes produits indispensables (ex: crèmes, vernis, cicatrices, huiles…)

Une crème extra riche découverte dans un atelier beauté à l’IGR “la vie de plus belle – super!) : Eucerin

Mes vernis : la roche posay au silicium

Pour les cicatrices : bi oil

Et le brumisateur aux huiles essentielles de Yonka, j’adore!

  

2/ look, (ex: ton look préféré chimio, hosto, tous les jours pour te sentir bien):

Un jour, un look : de belles tenues très féminines pour chaque occasion et la perruque assortie, court, long, brune, rousse… ou “nature” càd sans cheveux. Les maillots de bain de Garance Paris. Merci Cécile! (Pasquinelli – son ITW ici).

 

3/ quotidien (ex: sport, nourriture & co, meditation, lecture…)

Selon l’envie et l’inspiration. Pas de programme figé. J’ai beaucoup travaillé le lacher-prise.

4/ pb cheveux (ex: portais tu une perruque, foulards , bonnets)

J’ai décidé de me raser la tête aux premières chutes de cheveux. Un moyen de faire passer un message à Mister K : “tu vois là, c’est moi qui décide”.

 

Etais tu soucieuse du regard des autres, avais tu peur que leur regard change ? Que faisais tu pour le contrer ?

J’étais indifférente au regard des autres. Ma grande peur, c’était les enfants, les miens, leurs copains, ceux de nos amis. Je ne voulais pas les traumatiser. J’ai essayé de faire au mieux : rencontre avec les enseignants, dialogue avec les parents…J’ai ouvert grand la porte au dialogue et dit à tous qu’ils pouvaient me poser toutes les questions qui leur passait par la tête et que je leur répondrai, avec plaisir. Ils ont tous été incroyables de gentillesse et tellement directs et naturels! “Anne-Sophie, ça fait mal tes cheveux quand ils tombent?”, “Est-ce que tu vas mourir?” Ils disent tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Ces questions m’ont beaucoup aidé dans mes relations avec les adultes et aussi face à moi-même.

 

Quelles sont les phrases “pépites” / pieds dans le plat (dont tu te rappelles) qu’on a pu te dire pendant le K et qui auraient pu t’être évitées ?

Une amie à l’annonce de la mastectomie : “oh ma pauvre, si on m’annonce ça, je me tire une balle”… euh je vais d’abord me battre contre ce f… K pour la balle, on verra après!

 

Comment tes proches t’ont ils accompagné ?

Mes proches ont vite compris ce dont j’avais envie : me battre avec le sourire et profiter de la vie. Tous ont su trouver la bonne posture et mettre de côté leurs propres angoisses . Cela a vraiment été un magnifique cadeau.

  

Et quels seraient les conseils que tu pourrais donner aux proches qui accompagnent un K fighteur ?

Soyez vous-même!

Te renseignes tu sur le K sur internet ?

En 2011, il existait bien peu de choses sur le K. Aujourd’hui, j’apprécie les échanges avec la communauté des Kfighteurs et j’aime oberserver des initiatives comme la tienne, celle de Lili Sohn, d’Anne-Sophie Robineau… je trouve qu’elles sont porteuses d’espoir et ont valeur d’exemple pour les Kfighteurs.

 

Si oui, est ce que ça te fait du bien ?

Cela permet de créer de nouveaux liens et de favoriser de belles rencontres.

  

Qu’est ce que le K a changé dans ta vie …?

Le K m’a permis d’oser, oser devenir entrepreneure. En 3 ans, j’ai même créé 2 entreprises : une association de dirigeants, [email protected], et un cabinet de conseil aux entreprises, Kepler HR. Avec l’un comme avec l’autre, je consacre mon temps à aider les personnes touchées par la maladie, en aidant les employeurs à intégrer Mister K dans leurs politiques sociales et leurs pratiques managériales. Parce qu’aujourd’hui, un certain nombre d’entre nous survivent au K et que la société et les entreprises doivent l’intégrer.

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Merci Anne Sophie, pour ton précieux témoignage et ton engagement si essentiel, Together Stronger !

Vous pouvez lui laisser des commentaires, ci dessous.

Si comme elle, vous souhaitez raconter votre histoire, vos projets et livrer vos astuces, rdv ici, renvoyez moi votre questionnaire et 1 photo de vous pour que je vous dessine 😉  à : [email protected]

*Vous êtes nombreux à m’envoyer vos témoignages, merci pour votre confiance si précieuse, pour cette même raison, les diffusions de vos interviews seront parfois diffusées dans plusieurs mois, mais sachez que je garde et transmets absolument TOUS les témoignages qui me sont envoyés, merci pour votre compréhension.

Sachez que je ne retouche aucune Interview, elles sont complètement libres, c’est votre liberté, votre histoire, je rajoute juste ma touche perso avec l’illustration, elles sont délivrées telles qu’elles m’ont été envoyées 😉

NEVER GIVE UP !!

Charlotte

Mille mercis à Veronique Forge pour sa bienveillance, en me donnant la parole sur son site si inspirant « Business O Féminin», on y parle de l'envers du décor de ma startup @misterkfightingkit  et de mes projets d'entrepreneure pour l'avenir. à lire ici

{interviewée sur Instagram.fr / très fière } quand @instagramfr interviewe ta startup The Fighting Kit, à l'occasion de la Journée Mondiale contre le Cancer, à lire ici : ITW Charlotte de @misterkfightingkit nos mantras prendront définitivement toujours plus de sens #togetherstronger merci ❤ @mollylyy et a toute la super

Mille mercis à Sihame de m'avoir donnée la parole sur Generation XX  pour son tout premier Podcast,  ou on découvre l'envers du décor de Mister K fighting Kit, "On discute aussi de ma vision de la vie, de l'importance de la beauté et